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jeudi 14 janvier 2010

souvenir de vacances

Morceau à sélectionner: Stadtaffe - Peter Fox

Un autre aperçu de notre séjour en Allemagne l'été dernier avec un dessin aux feutres noir, marron et gris et stylo bille.
Je garde un excellent souvenir de cette ville étudiante qu'est Jena avec ses morceaux de vieille ville.
Je prépare actuellement un autre voyage, en Angleterre cette fois. Mais il y aura 72 élèves et 4 collègues avec moi. L'été prochain, j'espère y retourner avec Fred. Je préparerai notre itinéraire pendant les vacances de février. Chaque chose en son temps.
Sinon, je poursuis mon travail sur mon projet BD. Le scénario, lui, avance peu. Lorsque j'aurai des choses satisfaisantes à montrer, je ne manquerai pas de le faire.

vendredi 4 décembre 2009

Trouble

Morceau à sélectionner: Wonders Wonders - Jay-Jay Johanson Aphone. Presqu'aucun son ne sort de ma bouche. Fred est parti à Paris et me voilà à dialoguer avec moi même. Sans surprise je me tourne vers le dessin et vers la musique. J'ai eu ma note pédagogique d'inspection. Je suis assez déçu. J'ai plus de la moyenne. OK. Mais je ne suis que dans la tranche du milieu et non dans le tiers supérieur. Or je ressens comme une injustice face à l'investissement dont je fais preuve quotidiennement. C'est comme si on n'avait pas tenu compte de toute cette énergie déployée à monter des projets divers qui font ce plus dont les élèves me sont si reconnaissants. Tout ce temps et cette énergie que je sacrifie à ce métier au détriment de ce qui me plaît par dessus tout. Oui, tant de fatigue et de sacrifices passés inaperçus, non reconnus par ma hiérarchie. Je suis amer, et blessé. Mais j'avancerai et puis peut-être que cela m'apprendra à ne pas voir quelles sont mes réelles priorités, à ne pas réaliser que ce système de notation est dérisoire. Ou ne suis-je pas un aussi bon prof après tout. Peut-être est-ce cela qui me laisse sans voix. Alors le dessin, quoi? Dois-je m'attendre aux mêmes désillusions? Vais-je moi aussi me dire "je ne fais ça qu'en amateur" afin de me protéger de l'échec et de la critique? Oui, ce n'est pas mon gagne pain, c'est vrai. Mais si ça devait le devenir un jour, serais-je face au même miroir qui me dira: bravo, tu fais du bon boulot, mais tu ne fais pas partie des meilleurs, t'es dans la moyenne supérieure ce qui n'est déjà pas si mal. Ben oui, ça m'irait parce que j'ai conscience de ne pas faire partie des meilleurs. Comment pourrais-je prétendre le contraire? Alors, en ce qui concerne mon métier, peut-être aussi que je n'ai pas envie de faire partie de ce tiers, parce que c'est trop loin de moi et pourtant si proche. Ce n'est pas moi c'est tout, mais c'est presque ça. Alors où est le problème? Dans le fait que je ne passe pas autant de temps à dessiner qu'à travailler, que ce déséquilibre existe et rend les choses injustes. Alors c'est à moi de rétablir les choses. Mais pourquoi me leurrer ainsi. Je connais bien le temps que les préparations de cours, de tests et les corrections exigent. C'est énorme! Enorme quand faire son boulot correctement tient à coeur, quand on ne veut pas décevoir. Encore une histoire de priorités. Une aquarelle réalisée lors de mon stage fin août à Rosans.

dimanche 4 octobre 2009

Casting

Morceau à sélectionner: Singing in the rain - Mint Royale
En bande dessinée, parmi les étapes incontournables, il y a le casting des personnages. Une fois le scénario en place, comme pour un film, et si l'écriture ne s'est pas faite dès le départ avec des physiques pré-établis, on procède à un casting. Certains dessinateurs leur donnent les traits de leurs proches, d'autres prennent des stars connues du grand public pour incarner les rôles principaux. Cela peut assurer qu'un héros sera identifié immédiatement comme quelqu'un de bon, de méchant, d'invincible, de charmeur, de faire-valoir, d'ambigu selon les rôles qu'il a pu jouer au cinéma ou à la télé. C'est aussi valable pour les héroïnes. Cela peut même servir parodier des scènes de certains films et ajouter de la dérision comme l'a brillamment fait Simon Léturgie (voir lien à gauche sous le nom Regis Moulinet) dans ses albums Spoon and White. Encore faut-il que ces personnalités cohabitent efficacement sur le papier et que leur interaction fonctionne. Des études préparatoires sont nécessaires afin de s'approprier certains de leurs traits et de les faire cohabiter sur le même dessin. Travail de longue haleine.
Sur le dessin d'aujourd'hui, pas un véritable casting car je n'avais aucun rôle précis à leur faire jouer et encore moins ensemble. Le but était juste de m'entraîner, me faire la main et de voir si j'étais capable de reproduire les caractéristiques de leurs visages pour qu'ils soient juste ressemblants. Le découpages de programmes télé s'avère une source de documentation très utile :))

jeudi 24 septembre 2009

Triste fermeture

Morceau à sélectionner: Heavy Cross - Gossip

J'ai appris hier la fermeture de la librairie "Etat d'Esprit" rue Royale, la dernière librairie LGBT de province d'après le magazine Hétéroclite. J'en suis très attristé. Je n'étais pas un client très régulier, mais j'aimais cet endroit et y feuilleter des ouvrages divers avant parfois de me décider à en acheter un. Je n'aurais plus d'autre choix que de me tourner vers les ventes en ligne pour me procurer certains livres ou recueils. C'était également un lieu de vie, d'expositions, de rencontres et de découvertes. Une grande perte pour la diversité culturelle et identitaire de la ville.
Pour illustrer mon message aujourd'hui, 1 dessin au feutre et à l'aquarelle réalisé en à peine une heure lors de mon stage à Rosans fin Août.

jeudi 23 juillet 2009

Travaux d'été

Morceau à sélectionner: The Tourist - Sophie Hunger

Me voici de retour. J'espérais les mises à jour plus fréquentes même en présence de Corentin, mon filleul, en vacances chez nous pour 12 jours. Nos journées étaient bien trop chargées et puis en dehors du fait que l'ordi ne cessait de planter, ne supportant plus la chaleur, je ne voulais pas donner l'image d'une quelconque dépendance aux nouvelles technologies à mon filleul qui passe selon moi déjà beaucoup trop de temps devant l'ordi à chatter sur msn entre autres choses. Il est reparti hier après-midi en laissant un grand vide.
Durant son séjour, nous avons pu partager notre amour du dessin pendant quelques instants très agréables où le temps s'était suspendu au musée des Beaux Arts ou au parc, une petite bulle d'air et de silence. Chacun sa technique! En bon adolescent il a écouté mes conseils sans pour autant les suivre arrivant à des résultats tout de même satisfaisants. J'ai choisi 2 dessins: un centaure au stylo bille noir (j'ai enlevé le tronc d'arbre qui soutenait la statue et le Cupidon qu'il avait sur le dos), et un arbre du parc réalisé aux feutres. Le papier jaune vient de mon Moleskin.
Il me semble cependant ressentir un certain manque, l'impression de ne pas en avoir eu assez. Une certaine frustration à ne pas avoir pu représenter d'autres instants, en dehors de la simple observation et de l'immobilité d'une statue ou d'un arbre: la magie d'un ballet dans le théâtre romain, du jeu entre l'obscurité de la nuit et la lumière de la scène, de la lutte chorégraphiée des 3 danseurs pour interpréter la transidentité homme-femmes du chevalier d'Eon; l'ivresse d'un vol en tyrolienne, les bras et les jambes en croix au dessus des flots ou d'un tapis de feuilles, l'air frais caressant mon visage trempé par l'effort et la fierté d'avoir vaincu mon vertige; un vent violent et chaud venant du sud qui soulève mon charriot à provisions vide alors que je traverse le pont, comme un cerf-volant qui lutte pour s'enfuir... tant d'instants que j'aurais voulu pouvoir coucher sur le papier. Que dire alors des choses espérées ou attendues qui ne sont pas arrivées telles que la visite d'amis ou le feu d'artifice du 14 juillet? Ces choses ne sont pas indicibles, mais l'image à elle seule suffirait-elle ou pas? Représenter sa propre réalité, de ce qui a été ou aurait pu être, entremêlement de vrai et de faux, de vécu ou d'imaginaire, de perception ou d'espoir et de déception. J'arrivais, adolescent, à représenter ce genre de choses. J'ignore pourquoi aujourd'hui ces mini chroniques du quotidien me viennent moins naturellement ou nécessiteraient un tel effort.
Ceci m'amène à une heureuse rencontre avec une oeuvre exceptionnelle. Déjà il y a 2 ou 3 semaines, j'étais tombé par hasard à la Fnac sur les romans graphique de Will Eisner, auteur new-yorkais dont j'espérais aussitôt acquérir les albums en version originale sur amazone où n'étaient malheureusement disponibles que de vielles éditions. Une boutique de BD vient d'ouvrir dans la rue Sain Jean, la Petite Bulle. Alors que j'allais en faire la découverte, je suis tombé sur un des rayons consacré aux oeuvres de Will Eisner considéré comme le père du roman graphique. J'ai commencé par acheter le tome 1 de la trilogie sur New York. Je vous invite à le découvrir. Il était un fin observateur de ses contemporains, de sa ville qu'il adorait et savait sublimer tout ces instants, ces croquis ou esquisses mis bout à bout de façon souvent assez poétique, nostalgique ou humoristique. Il s'est libéré des cases conventionnelles de la BD pour une narration fluide et dynamique. J'ai beaucoup d'admiration pour son travail.

lundi 4 mai 2009

Dites-le avec des fleurs

Morceau à sélectionner: Get your way - Jimmy Cullum

Cette semaine, malgré le long week-end, mon temps a été principalement consacré aux contacts humains, donc pas de nouveauté. La nature explose de tout ses feux, la lumière joue de la harpe avec les feuillages naissants. C'est magnifique.
Voici donc un bouquet de fleurs aux crayons gris et de couleurs et au feutre.