mercredi 9 décembre 2009

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Morceau à sélectionner: La Ritournelle - Sébastien Tellier

Plus aucun commentaire de la part des visiteurs et pourtant plus de 200 visites depuis l'installation du compteur il y a 2 mois.
Bon, je triche un peu malgré moi, car dès que je consulte le site pour le mettre à jour ou fais des aperçus de messages avant publication, une visite supplémentaire est comptabilisée.
Certains d'entre vous me disent qu'ils ne comprennent pas comment procéder pour laisser un message. Cela peut effectivement paraître obscur pour les néophytes d'Internet et des blogs. Mais je me pose une autre question, à laquelle vous pourrez réagir sans doute, car il me reste une adresse e-mail à laquelle ceux qui me connaissent peuvent toujours me contacter.
Mes messages ne seraient-il pas si introspectifs que les visiteurs préfèrent ne laisser aucune trace, un peu comme on entre dans une pièce où quelqu'un dort ou médite et d'où on ressort le pas léger, sans faire de bruit, pour ne pas perturber l'équilibre instable qui y règne? Peut-être est-ce que je donne l'impression inconfortable au visiteur d'être un voyeur comme devant la découverte d'un journal intime égaré qu'on hésite à renvoyer à son destinataire avant de l'avoir parcouru.
Si je me contentais de tenir des propos factuels et purement techniques dénués d'affect, peut-être alors que mes visiteurs se sentiraient libres de réagir et de s'exprimer à leur tour.
Que mes textes soient sans intérêt ou assommants, je dois l'envisager aussi : ))
La création de ce blog vient avant tout d'une envie de partager mes dessins, mais peut-être aussi me suis-je caché l'envie de me confier à quelques oreilles bienveillantes et attentives?
Bref, je vais cesser ( pour combien de temps? ) de vous lasser, chers visiteurs, avec mes divagations et soliloques sans renoncer pour autant au partage.
Ces derniers jours qui me laissent sans voix, ou presque, m'ont forcé à l'écriture. Je suis heureux de pouvoir dire que toutes ces images et répliques, qui se bousculaient dans ma tête en un immense puzzle compliqué, prennent enfin la forme d'un scénario que je viens de débuter, dont l'image finale m'est encore incertaine. Je pourrai ainsi me fixer des objectifs clairs de recherche et cesser de procrastiner éternellement. Le dessin du jour fait partie de ce travail de recherche qu'est le casting des personnages. Quel physique adapté pour quel rôle? Une fois ce choix arrêté, comment prendre "possession" de ce personnage c'est à dire le dessiner sous tous les angles avec de multiples expressions pour qu'il soit toujours ressemblant?
Pourquoi commencer par un projet d'une telle envergure ( un album de 46 pages) et non par ces mini-histoires qui sont autant d'autres puzzles aux pièces éparses qu'il me faudra assembler? Je réponds seulement à un besoin.
Après plusieurs essais, il s'avère que le stylo bille me donne davantage de souplesse et de liberté que le Rötring qui est pourtant bien plus pratique que la plume et l'encre de Chine mais ne donne malheureusement pas le même rendu. L'encrage final de la planche sera bien sûr effectué avec ces outils et non au stylo. Mais pour le travail de recherche, le stylo permet une certaine nervosité et légèreté de trait. Ici, donc, après avoir dessiné la structure du personnage au crayon H3, puis une version plus définie au HB, je suis passé au stylo noir pour finir par colorier le vêtement au crayon de couleur.

vendredi 4 décembre 2009

Trouble

Morceau à sélectionner: Wonders Wonders - Jay-Jay Johanson Aphone. Presqu'aucun son ne sort de ma bouche. Fred est parti à Paris et me voilà à dialoguer avec moi même. Sans surprise je me tourne vers le dessin et vers la musique. J'ai eu ma note pédagogique d'inspection. Je suis assez déçu. J'ai plus de la moyenne. OK. Mais je ne suis que dans la tranche du milieu et non dans le tiers supérieur. Or je ressens comme une injustice face à l'investissement dont je fais preuve quotidiennement. C'est comme si on n'avait pas tenu compte de toute cette énergie déployée à monter des projets divers qui font ce plus dont les élèves me sont si reconnaissants. Tout ce temps et cette énergie que je sacrifie à ce métier au détriment de ce qui me plaît par dessus tout. Oui, tant de fatigue et de sacrifices passés inaperçus, non reconnus par ma hiérarchie. Je suis amer, et blessé. Mais j'avancerai et puis peut-être que cela m'apprendra à ne pas voir quelles sont mes réelles priorités, à ne pas réaliser que ce système de notation est dérisoire. Ou ne suis-je pas un aussi bon prof après tout. Peut-être est-ce cela qui me laisse sans voix. Alors le dessin, quoi? Dois-je m'attendre aux mêmes désillusions? Vais-je moi aussi me dire "je ne fais ça qu'en amateur" afin de me protéger de l'échec et de la critique? Oui, ce n'est pas mon gagne pain, c'est vrai. Mais si ça devait le devenir un jour, serais-je face au même miroir qui me dira: bravo, tu fais du bon boulot, mais tu ne fais pas partie des meilleurs, t'es dans la moyenne supérieure ce qui n'est déjà pas si mal. Ben oui, ça m'irait parce que j'ai conscience de ne pas faire partie des meilleurs. Comment pourrais-je prétendre le contraire? Alors, en ce qui concerne mon métier, peut-être aussi que je n'ai pas envie de faire partie de ce tiers, parce que c'est trop loin de moi et pourtant si proche. Ce n'est pas moi c'est tout, mais c'est presque ça. Alors où est le problème? Dans le fait que je ne passe pas autant de temps à dessiner qu'à travailler, que ce déséquilibre existe et rend les choses injustes. Alors c'est à moi de rétablir les choses. Mais pourquoi me leurrer ainsi. Je connais bien le temps que les préparations de cours, de tests et les corrections exigent. C'est énorme! Enorme quand faire son boulot correctement tient à coeur, quand on ne veut pas décevoir. Encore une histoire de priorités. Une aquarelle réalisée lors de mon stage fin août à Rosans.

mercredi 2 décembre 2009

Du neuf?

Morceau à sélectionner: Fun for me - Moloko
De bonnes nouvelles pour moi: un ami voit ses projets cinématographiques avancer et prendre des formes inattendues, un autre crée enfin son blog dans un espace collectif afin de partager ses créations (voir Julien Garrish dans la liste de liens). C'est super! Et ça me donne la pêche! J'ai la banane! Je me réjouis quand les efforts portent leurs fruits. Tant pis pour la déconfiture si elle s'ensuit. Les choses bougent, les choses changent, la vie est une salade de fruits, jolie, jolie, jolie : )
Un dessin de ce lundi 30 novembre. Séance sur le portrait à partir d'oeuvres de grands maîtres. Sanguine et pierre noire avec réhaut de blanc sur papier teinté. Réalisé à partir d'une photocopie d'une esquisse de Raphaël. Lundi prochain je ne pourrai pas aller à mon cours avec modèle vivant pour une séance de portrait avec les même outils à cause d'une soirée remise de bulletins. Pffff!!!

samedi 14 novembre 2009

corps à coeur

Morceau à sélectionner: Schallstrom - Apparat

J'aime les corps. C'est comme ça, je n'y peux rien.
Ci-contre, un modèle masculin qui m'a touché, immortalisé aujourd'hui au fusain. Souvenir de 2008.

Séance plus récente avec ci-dessous deux nus féminins toujours au fusain.

Quel dommage que le stage de modèle vivant de cet après-midi ait été annulé! Alors pour compenser, nous allons au musée des beaux arts pour l'expo des modernes puis nous irons dessiner les sculptures avec Vanessa et peut-être d'autres qui se joindront à nous. J'espère pouvoir vous montrer des choses satisfaisantes prochainement.

Cette semaine j'ai lu le tome 5 de Code Mc Callum (Duval + Cassegrain), toujours super rythmé et avec de beaux dessins et des personnages sensuels. Même reproche que pour les albums précédents: certains personnages masculins se ressemblent un peu trop (même carrure , traits similaires). Mais bon, ils ont fait un grand ménage dans cet album, car c'est le massacre! Les nouveaux personnages semblent plus typés. Affaire à suivre.

J'ai aussi lu le tome 1 de La vie secrète. Il s'agit plutôt d'un roman graphique. J'aime bien son graphisme et son découpage. L'histoire est plutôt intéressante et me rappelle une pièce de théâtre que j'ai vue récemment. Fredman y décrit le mal-être d'un homme dont le père a fait partie des unités de Waffen nazies et a participé à l'extermination des juifs. Le père est sur son lit de mort, mais un pardon est-il possible? Les personnages tiennent des propos qui manquent un peu de naturel, mais ça se laisse lire.