lundi 24 août 2009

Les meilleures choses...

Morceau à sélectionner: Alles neu - Peter Fox

Les meilleures choses ont une fin. Les vacances sont bientôt terminées. Retour à la maison après un périple de presque 3 semaines en Super 5 à travers l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse. Bombardement quotidien de sons, d'odeurs, d'images riches en émotions diverses et plongées multiples dans les eaux troubles de la contemplation, dans le magma bouillonnant de ma pensée. Tant de choses merveilleuses et surtout de rencontres avec des artistes à travers leurs oeuvres qu'ils soient architectes, écrivains, musiciens, plasticiens, techniciens, sculpteurs, peintres ou dessinateurs, autant de nourritures spirituelles enrichissantes à boire sans modération: Alfred Kubin, Herbert Eugen Esche, Cranach, Ludwig von Hoffmann et tant d'autres...
A Jena, lorsque j'étais seul, j'avais le temps de flâner, rêvasser, observer. Avec Fred nous nous donnions rendez-vous pour nous retrouver et j'ai profité de l'attente pour esquisser les gens autour de moi au stylo bille, la plupart du temps devant la "Mensa" (cantine). Voici quelques exemples.


mercredi 12 août 2009

Retour de la playlist

Hello!
Juste un mot pour vous informer que la playlist est de nouveau disponible, mais la lecture est maintenant aléatoire. Il faudra sélectionner le morceau correspondant au message le plus récent.
A +

mardi 28 juillet 2009

Silence...

Plus de morceau à sélectionner puisque Deezer construit une nouvelle version de son site et effectue une mise à jour de l'interface des playlists. Il va falloir attendre un peu, le temps que les petits bugs soient réglés.

jeudi 23 juillet 2009

Travaux d'été

Morceau à sélectionner: The Tourist - Sophie Hunger

Me voici de retour. J'espérais les mises à jour plus fréquentes même en présence de Corentin, mon filleul, en vacances chez nous pour 12 jours. Nos journées étaient bien trop chargées et puis en dehors du fait que l'ordi ne cessait de planter, ne supportant plus la chaleur, je ne voulais pas donner l'image d'une quelconque dépendance aux nouvelles technologies à mon filleul qui passe selon moi déjà beaucoup trop de temps devant l'ordi à chatter sur msn entre autres choses. Il est reparti hier après-midi en laissant un grand vide.
Durant son séjour, nous avons pu partager notre amour du dessin pendant quelques instants très agréables où le temps s'était suspendu au musée des Beaux Arts ou au parc, une petite bulle d'air et de silence. Chacun sa technique! En bon adolescent il a écouté mes conseils sans pour autant les suivre arrivant à des résultats tout de même satisfaisants. J'ai choisi 2 dessins: un centaure au stylo bille noir (j'ai enlevé le tronc d'arbre qui soutenait la statue et le Cupidon qu'il avait sur le dos), et un arbre du parc réalisé aux feutres. Le papier jaune vient de mon Moleskin.
Il me semble cependant ressentir un certain manque, l'impression de ne pas en avoir eu assez. Une certaine frustration à ne pas avoir pu représenter d'autres instants, en dehors de la simple observation et de l'immobilité d'une statue ou d'un arbre: la magie d'un ballet dans le théâtre romain, du jeu entre l'obscurité de la nuit et la lumière de la scène, de la lutte chorégraphiée des 3 danseurs pour interpréter la transidentité homme-femmes du chevalier d'Eon; l'ivresse d'un vol en tyrolienne, les bras et les jambes en croix au dessus des flots ou d'un tapis de feuilles, l'air frais caressant mon visage trempé par l'effort et la fierté d'avoir vaincu mon vertige; un vent violent et chaud venant du sud qui soulève mon charriot à provisions vide alors que je traverse le pont, comme un cerf-volant qui lutte pour s'enfuir... tant d'instants que j'aurais voulu pouvoir coucher sur le papier. Que dire alors des choses espérées ou attendues qui ne sont pas arrivées telles que la visite d'amis ou le feu d'artifice du 14 juillet? Ces choses ne sont pas indicibles, mais l'image à elle seule suffirait-elle ou pas? Représenter sa propre réalité, de ce qui a été ou aurait pu être, entremêlement de vrai et de faux, de vécu ou d'imaginaire, de perception ou d'espoir et de déception. J'arrivais, adolescent, à représenter ce genre de choses. J'ignore pourquoi aujourd'hui ces mini chroniques du quotidien me viennent moins naturellement ou nécessiteraient un tel effort.
Ceci m'amène à une heureuse rencontre avec une oeuvre exceptionnelle. Déjà il y a 2 ou 3 semaines, j'étais tombé par hasard à la Fnac sur les romans graphique de Will Eisner, auteur new-yorkais dont j'espérais aussitôt acquérir les albums en version originale sur amazone où n'étaient malheureusement disponibles que de vielles éditions. Une boutique de BD vient d'ouvrir dans la rue Sain Jean, la Petite Bulle. Alors que j'allais en faire la découverte, je suis tombé sur un des rayons consacré aux oeuvres de Will Eisner considéré comme le père du roman graphique. J'ai commencé par acheter le tome 1 de la trilogie sur New York. Je vous invite à le découvrir. Il était un fin observateur de ses contemporains, de sa ville qu'il adorait et savait sublimer tout ces instants, ces croquis ou esquisses mis bout à bout de façon souvent assez poétique, nostalgique ou humoristique. Il s'est libéré des cases conventionnelles de la BD pour une narration fluide et dynamique. J'ai beaucoup d'admiration pour son travail.